Claire et moi sommes donc allées magasiner au Centre Eaton, métro Mc Gill, près de la Place des Arts. A l'image d'à peu près tout ce qui peut exister au Québec, sous l'influence américaine, le centre est énorme, gigantesque. Lorsqu'on lève les yeux, des dizaines de rangées d'escaliers s'entortillent, les boutiques se multiplient au milieu des fontaines et des ascenseurs, nous sommes dans un véritable mall à l'américaine. Le regard perdu vers le ciel, nous essayons de deviner combien de mètres nous séparent de la très très haute verrière qui protège le Centre Eaton des intempéries. Fébrilement, nous parcourons les allées à la recherche de la boutique du moment, celle qui nous vendra les plus belles paillettes québécoises. Que nenni. De déceptions en déceptions, nous errons dans les magasins en nous demandant comment font les Québécoises pour s'habiller convenablement. Des robes jaunes et du sirop d'érable en veux tu en voilà, mais toujours pas l'ombre d'une petite chose mignonne qui remplirait mon placard bien vide.
Puis nous tombons sur une petite boutique, certes très cheap, mais dans laquelle on vend trois paires de lunettes pour 10$, 10 barrettes pour 10$, deux tops pour 20$, etc. 40$ d'emplettes de filles plus tard, nous nous rendons dans la boutique recommandée par Larbi, notre propriétaire, WINNERS. Et la brave boutique porte bien son nom, un équivalent du "Degriff'plus" pour les nancéiens qui me lisent, on trouve dans cette boutique tous les vêtements de grande marque, les fins de collections ou les articles légèrement défectueux à un prix défiant toute concurrence. Légèrement fourbues de nos galopades dans le mall, nous essayons de faire court, mais nous repartons tout de même avec un gilet à capuche Roxy "tout doux" au prix de 30$ et un chouette pantalon Nike au même prix pour nous bouger les fesses au CEPSUM, centre sportif gigantesque de notre fac (il contient tout de même trois piscines...).
Fun facts sur le magasinage avec Clarou :
- ici, ils utilisent deux cartes différentes, la carte de débit et la carte de crédit. Ma Mastercard est ici considérée parfois comme la première, parfois comme la dernière. Lorsque vous payez avec votre carte, ils vous demandent donc soit comme en France de taper votre "NIP", ou bien ils se contentent de lire la bande magnétique de votre carte, ce qui vous donne la fâcheuse impression de ne pas payer réellement vos achats.
- Ici, les gens sont gentils. Et on a pas l'habitude... Quand une vendeuse dans un magasin me demande "Ca va ?" je réponds du tac au tac pour ne pas qu'elle me tombe dessus "Non merci ça va, je fais un tour là, je regarde !" (voix intérieure NE ME TOUCHE PAS). Quel ne fut pas mon étonnement quand elle me répondit le plus sincèrement du monde "Y'a pas de problème, je voulais juste savoir comment vous alliez...". Ah... vraiment ? Oui oui, ici les gens s'intéressent à vous, et non pas seulement à votre porte-monnaie.
- Ici, les taxes ne sont pas incluses, il faut les payer à la fin, lors du passage à la caisse. Ce qui est toujours assez bizarre car on a tendance à l'oublier, et quand votre produit prend 10$ au moment de payer, c'est toujours l'étonnement total !
- enfin, ici les pièces ne sont pas des euros évidemment. Et elles sont plutôt difficiles à différencier. Et comme la valeur qu'elles représentent n'est pas facilement accessible en un coup d'oeil, Claire et moi avons pris la fâcheuse habitude de les appeler par les images qu'elles représentent. Ce qui donne un passage en caisse assez ludique "Je dois vous donner encore un caribou et un castor c'est bien ça ?"
Oui, oui... True story.
A part ça tout va bien, Irène ne nous a pas coupé l'électricité et nous n'avons pas trop souffert de son passage même si certaines branches des arbres de notre rue se sont effondrées sur la route.
C'est tout pour le moment (oui, la référence craint, je sais !).
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