

Avec une Claire au pied réparé et des parents qui ont loué une voiture, les envies de voyager et de voir du pays se multiplient. Guide en main et GPS en route, nous voilà sur la route d'Ottawa, capitale du Canada. Je ne peux m'empêcher de remarquer que Ottawa fait partie de ces capitales dont on ne sait pas qu'elles le sont. Paris est la capitale de la France, certes, mais êtes vous sûrs de la capitale du Maroc ? De l'Inde ? Du Brésil ? Je vous invite à vérifier. Dans mes méandres géographiques, je m'étais persuadée que la capitale du Canada était Vancouver. Ce n'est pas le cas. Bref. Deux petites heures plus tard, nous voilà arrivés. Tout de suite, le Parlement attire notre regard. Une fois la voiture garée, nous foulons le sol de la ville et nous dirigeons vers la grande bâtisse. Encore une fois, le Canada nous surprend en faisant cohabiter des bâtiments anciens et compliqués avec des buildings lisses et élancés. Quelques minutes plus tard, après avoir été abondamment scannés par la sécurité, nous voici dans le Parlement. J'essaie de maintenir une Claire surexcitée, il ne faudrait pas qu'elle se recasse le pied. Une petite guide chinoise à l'accent québécois nous fait profiter d'une visite légère. Je passerai sur l'importance des lieux, le rôle des différentes chambres, la place de la fameuse Queen Elizabeth au Canada pour me concentrer sur la bibliothèque du Parlement. Il me semble que chaque petite fille garde en tête comme une des plus belles bibliothèques du monde celle de la Belle et la Bête. Ce jour là, quand je suis entrée dans la Bibliothèque du Parlement, j'étais Belle. Les colonnes de livres montent jusqu'au plafond sur les étagères mordorées, toute la pièce, circulaire, baigne dans la lumière du jour qui irradie. Pendant que ma bouche s'ouvre de plus en plus, mes yeux courent le long des étagères, balayent les petits balcons, grimpent les escaliers qui mènent au niveau supérieur, ouvert sur le reste de la pièce. J'ai toujours aimé les bibliothèques, je m'étais habituée à en voir de jolies à Nancy et à Paris déjà. Mais aucun de ces endroits ne possédait le cachet de cette bibliothèque là. Au milieu de la pièce trône une statue blanchissime de Queen Victoria. Elle a bien de la chance de vivre ici celle-là. On a vu pire comme logis. Brutalement, la petite chinoise, qui m'apparait antipathique immédiatement, nous demande de sortir. Les portes se referment. J'aurais au moins touché mon rêve. Prends toi ça Belle, tu n'auras pas le monopole de la bibliothèque de rêve.
A la fin de la visite, petite surprise de la part de la petite chinoise qui reprend du galon dans mon coeur. Nous prenons un ascenseur qui nous mène en haut de la tour du Parlement. Au passage, vue sur les cloches et grande pensée à Quasimodo. En haut, vue sur Ottawa et ses environs, magique. L'impression de dominer la ville nous saisit tous. Qu'ils profitent bien de leurs skylines américains ces Canadiens, qu'ils les mettent bien en valeur.
En sortant du Parlement, les buildings paraissent bien tristes. Malgré tout, nous continuons notre balade. Sur un pont, nous regardons le « Rideau » couler lentement sous nos yeux. En hiver, cette rivière devient la plus grande patinoire du monde. C'est sûr que cela prend une toute autre dimension.
Après avoir balbutié quelques mots d'anglais pour acheter des timbres (eh oui, hors du Québec, on parle anglais dans l'coin!) et suite aux conseils de l'ami Maxime, nous prenons la route direction Parc de la Gatineau. Mais les voies du GPS sont impénétrables et le gredin décide de nous laisser nous débrouiller seuls. Tant bien que mal, nous atteignons cet immense parc. Qu'il doit être bien, le bougre, quand on y arrive avec la lumière du jour. Expérience ratée pour cette fois, la balade bien que vivifiante fut bien courte. Il s'agit à présent, sans GPS, de reprendre la route de Montréal.
Goodbye Ottawa, see you soon.
Ah les bibliothèques ! Ces édifices du savoir, ces temples de la connaissance ! Aussi impressionnants qu'insondables, aussi silencieux que secrets.
RépondreSupprimerCependant, malgré le faste de la bibliothèque du Parlement,celle du "Nom de la rose" garde ma préférence (même si elle n'est que virtuelle).
J'apprécie la monochromie des photos, l'une extérieure, l'autre intérieure. La rousseur de l'été indien pénètre l'intimité aussi les espaces clos.