lundi 23 janvier 2012

De la joie du concours photo du BEI.


Comme je le disais précédemment, l'université québécoise fait confiance à ses étudiants. Pour cette raison particulière, le BEI (Bureau des Etudiants Internationaux) organise chaque année un concours de photographie avec pour thème « Vie étudiante » et « Culture d'ici ». Mon nouvel appareil en main, quelques idées pour faire des photos potentiellement acceptables et me voilà lancée sur la route de la création artistique et le chemin de la reconnaissance du public. Après moult tergiversations sur le choix des photos, un appel à l'aide au Père qui réussit à rendre acceptables mes clichés grâce à Lightroom et autres nouveaux procédés électronique créés pour me sauver la vie, ma décision est prise, il n'y a plus qu'à attendre. Et quelle ne fut pas ma surprise quand à une semaine de la remise des prix, je reçus une missive électronique de ce fameux BEI m'informant que ma présence sera plus qu'appréciée puisqu'une de mes photos a reçu un prix. Mon sang ne fait qu'un tour, mes oreilles bourdonnent, mes pieds dansent la carioca. L'excitation est à son apogée, au delà de la satisfaction personnelle vient la satisfaction matérielle, en d'autres mots : c'est QUOI mon prix ?

Une semaine plus tard, maquillée, coiffée, bien habillée et un sourire Colgate plaqué sur le visage, me voilà rendue au 5@7 en compagnie de mes colocs. Bon, ici, ils savent recevoir avec autre chose que des Chips et du jus de pommes de chez Lidl. Si mon prix me déçoit j'aurais au moins pu manger du fromage et de la charcuterie aux frais de la princesse. Les photos sont affichées dans la salle. La remise des prix commence.

Un par un, on appelle les candidats gagnants, on leur distribue de jolies petites enveloppes. J'attends mon tour, patiemment, le sourire de plus en plus crispé, le rire de plus en plus jaune, le verre de vin de plus en plus vide. Enfin, vient le tour des prix « coup de cœur du jury ». Enfin, j'entends mon nom. Je m'approche de la plaquette noire affublée de gommettes vertes m'évoquant un système digestif sur laquelle on a collé et perverti ma photo. Ma belle photo en noir et blanc. Je m'entends bafouiller trois mots incohérents sur le moment où l'image a été prise. Puis je retourne me noyer dans la masse du public, contente que cela soit fini. Car oui, c'était bel et bien fini, pas d'Oscar ni même de César, encore moins d'NRJ Award. Les « coup de coeur » n'ont pas de prix, juste le droit d'être content. C'est bien, aussi. Eternelle insatisfaite moi ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. Heureusement, il y avait le fromage et la charcuterie.





1 commentaire:

  1. Pour une entrée dans le monde photographique, coup de coeur du jury, c'est superbe ! Bravo !

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